23 juin 2010
À écouter en lisant :

Il y a des choses parfois, dans la vie, qui ne peuvent pas être remises à plus tard. Par exemple, vous pouvez remettre au lendemain le jour de votre naissance au cas où vous auriez une méchante envie de jouer encore un peu avec ce cordon accroché à votre bidon. Vous pouvez aussi attendre quelques temps, voir très longtemps, pour vous décider enfin à gagner au loto. Vous pouvez même remettre à l’année prochaine votre mariage. Et vous pouvez même l’annuler.

Mais il y a des trucs qui refusent systématiquement d’être remis au lendemain. J’ai un truc de ce genre que je remet au lendemain depuis plusieurs années. Comme quoi, finalement, tout est possible. Mais bon, voilà, un jour ou l’autre, ça vous pend au nez et vous n’avez plus le choix, il faut y aller.

Je suis sûr que vous mourrez d’envie de savoir de quoi il s’agit, non ?! En fait, ce n’est pas très intéressant pour vous, donc je ne vous le dirai pas. Mais non ! J’déconne, je vais vous le dire, même si ça continue à n’avoir aucun intérêt.

Donc, j’ai appelé lundi dernier un cardiologue (bin oui, c’est un cardiologue que je dois aller voir chaque année, normalement, et ça fait pas mal d’années que je n’y suis pas allé…). Très stressé en fait, à l’idée d’aller le voir. Un peu comme si je prenais rendez-vous chez le dentiste (d’ailleurs, en parlant de ça…).

Radio d'un sourire

Oui, je sais, c'est mon sourire, pas mon coeur. Mais je ne sais plus où j'ai mis mes échographies...

Et bin là, pas de chance, le standard ne fonctionnait pas et une voix (pas très charmante) m’a demandé de rappeler mercredi. Hop, j’ai eu un répit de 2 jours !

Ce matin, mercredi, j’appelle. Le cÅ“ur qui bat fort (mais avec un putain de souffle). Le stress qui monte. Une petite voix me dit que le standard est encombré et qu’il faut je rappelle plus tard. Là, je commence à sentir ma chance revenir. Je recommence, comme à la roulette russe. Pareil. Je re-recommence, encore et encore, histoire de décharger le barillet. Et la balle part.  Et ça commence à sonner. Et l’on décroche… « Et si ils avaient de la place ?! »

Ça n’a pas loupé, ils avaient de la place. Une personne s’étant désistée au dernier moment (petite veinarde !) . « Bon, pour vendredi soir, c’est possible ? ». Heu… (grosse réflexion dans la tête, faut que je trouve un argument en or)… « Heu… NON !!! Pas possible !!! J’ai ma voiture qui sort de réparation et il va falloir que j’aille la chercher justement à ce moment là ! » (putain, comment j’ai assuré sur ce coup !!! Trop fort ! Va falloir fêter ça !)

« Bon… J’ai mercredi prochain alors »…

C’est pas possible ! C’est la première fois qu’un médecin spécialisé peut me prendre en moins de 3 mois d’attente. J’y crois pas. Je suis maudit ! C’est très mauvais signe pour la suite tout ça. « Bien, je prend mercredi » dis-je, pris de surprise et ne voyant pas d’autres arguments à sortir à cette brave dame (tiens, je ne sais même pas si c’était une dame ou un monsieur. Bizarre, pourtant, je n’était pas plus stressé que… PUTAIN !!! MERDE !!!! POURQUOI J’AI DIT OUI ???!!!! Quel cooooon….)

Me voilà donc pris dans la spirale infernale de mon cardiologue avec une nouvelle obligation de visite tout les ans (avec un peu de chance) et, pourquoi pas, une mauvaise nouvelle du genre : « Asseyez-vous monsieur. Oui, donc… Ah quand même… Il va falloir opérer hein. Opération à cÅ“ur ouvert, je vais me régaler. Parce que là quand même, ça craint du boudin, Monsieur ! »

Bon. Je ne crois pas qu’il me dira ça. C’est bien connu, les cardiologues n’aiment pas le boudin. N’est-ce pas ?! Hein ? Dites ?!

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Un commentaire sur “Je devais le faire…”

  1. kéké dit :

    A ça … en parlant de dentiste … j’y étais pas allé depuis 5 ans. En fait, depuis qu’un docteur m’avait mis en place une couronne. La dent étant non-désensibilisé … j’ai eu super mal … à en chialer pendant 15 minutes sur la putain de chaise …

    Lui, tranquil, était parti regarder son magazine sur les sports automobiles.
    Sur le coup, je l’ai maudit, mais enfait, ça s’est avéré une opération super bien faite. Il m’a fallut attendre donc 5 ans, avant de me dire … j’ai tout de même mal à une dent. Bref, je suis parti chez le dentiste y’a un mois. J’appréhendais. J’ai en moyenne 1 à 2 caries par ans depuis que j’ai perdu mes dents de laie. J’ai trop fichu plombage sur une molaire. J’ai déjà perdu 2 dents de sagesse …

    Ben en fait, je m’étais fait du mouron pour rien du tout. Il m’a dit que les dents de sagesse devraient être enlevé d’ici 10 à 15 ans, pas de caries. Pas même de détartrage. Il m’a félicité sur mon brossage de dents et sur l’état générale de ma bouche (gencive, dents tout ça …)

    Bref, 5 années de stress pour rien … pourquoi sommes nous tous aussi bêtes !
    Ça se trouve, ton opération à cÅ“ur ouvert, ça sera de la gniogniotte. (ou pas …)

    Tu sais que ma grande fille a déjà eu le droit à : opération de l’épaule, scanner du crane, scanner des poumons ? elle vient juste d’avoir 3 ans.
    et la 2eme a déjà eu 2 séance d’IRM pour voir si le cerveau n’est pas autant atteint que le mien ^^.

    Bon, je te laisse … si les commentaires deviennent plus long que les messages, je pourrais me faire passer pour le détenteur de ce blog !

    kéké